jeudi, 03 janvier 2008

TOUS NOS VOEUX POUR L'ANNEE 2008


Ludmilla HUG-KALINKOVA,

Marthe SCHWAB , Kineret WEIL, Olivier ARON

 

vous souhaitent à tous un bon début d’année,

avec tous nos vœux de réussite et de bonheur. 





mercredi, 02 janvier 2008

STRASBOURG MAGAZINE JANVIER 2008


Dans notre précédente tribune de STRASBOURG-MAGAZINE de décembre, nous évoquions une politique d’avenir : une philosophie indispensable pour notre ville.

En effet, la société a subi de profondes mutations. Notre pays et notre ville sont gangrénés par le chômage, le centralisme administratif. Une dette abyssale pèse sur l’Etat ainsi que sur notre Cité.

Le pouvoir est accaparé par l’UMP. Tout se passe comme si les électeurs n’avaient d’autres choix que les revenants qu’ils ont chassés en 2001 ou bien perpétuer l’action détestable d’un tandem qui règne sans partage sur la ville à la façon de monarques auto-satisfaits. Il nous faut rassembler authentiquement des femmes et des hommes de sensibilités différentes dont l’ambition est d’apporter des réponses concrètes et équilibrées aux grands défis auxquels est confrontée notre ville. C’est pourquoi, avec l’expérience qui est la nôtre, un programme digne de ce nom doit s’articuler autour de 4 grands axes.

- Faire vivre une réelle démocratie à Strasbourg et au sein de la CUS. Trouver les compromis avec tous nos partenaires, les habitants, les associations et les acteurs de la culture… par l’établissement d’un dialogue sincère et permanent. Fini les pseudos réunions de concertation, les Conseils de Quartiers (COQ) de pacotille et le gouvernement fondé sur le maniement obsessionnel de la carotte et du bâton. Nous créerons les structures abritant ces débats et leur donnerons les moyens matériels d’un bon fonctionnement, d’une capacité d’initiative et de créativité en toute indépendance.

- Faire de Strasbourg une ville rayonnante, dont l’urbanisme sera montré en exemple, dont l’attractivité sera à la hauteur des enjeux qui touchent les grandes villes dans leur environnement régional élargi. Nous nous efforcerons de faire prospérer avec nos amis allemands les partenariats nécessaires au développement économique de la ville et de l’agglomération dans le cadre de l’Eurodistrict.

- Nous mènerons une politique vigoureuse en faveur du logement, afin que chacun puisse trouver à se loger dignement à la hauteur de ses moyens.

- Notre attention sera dirigée vers les femmes et les hommes et nous nous engagerons à ne réaliser de grands investissements qu’à la condition qu’ils améliorent objectivement la qualité de vie des habitants, où qu’ils contribuent réellement au développement économique de notre agglomération. Nous ne ferons pas de promesses démagogiques, mais nous nous engageons à une gestion rigoureuse et respectueuse des contribuables et de l’argent public.

Ne vous y trompez pas, l’enjeu de ces élections est considérable. Il faut mettre fin au gaspillage de l’argent public, s’occuper enfin des habitants et de leurs difficultés quotidiennes, tout en faisant de Strasbourg une grande ville rhénane exemplaire en Europe.

Nous vous souhaitons à tous un bon début d’année, avec tous nos vœux de réussite et de bonheur. 






Union des Démocrates pour Strasbourg : Ludmilla HUG-KALINKOVA, Marthe SCHWAB, Kineret WEIL, Olivier ARON.
http://www.uds-strasbourg.org  tél : 03 88 43 65 84


Groupe des Démocrates : Jean-Claude PETITDEMANGE, Cathy LOOS.
Tel : 03 88 60 93 44

lundi, 17 décembre 2007

CONSEIL MUNICIPAL DU 17 décembre 2007

 

BUDGET PRIMITIF 2008
Ludmilla HUG-KALINKOVA

 

 

Pour le groupe d’élus UDS, présidé par Ludmilla HUG-KALINKOVA

Marthe SCHWAB, Kineret WEIL, Olivier ARON.

 

 

Madame le Maire,

 

Votre Budget Primitif s’inscrit cette année dans un double cadre, celui d’une campagne municipale dont l’échéance est proche et par ailleurs un contexte économique et social qui dépasse l’enjeu municipal mais ne peut en être dissocié.

 

Votre BP 2008 fleure bon un subtil parfum de campagne et nous le démontrerons.

Le contexte économique et social est mauvais et les espoirs suscités par l’élection de Nicolas SARKOZY sont en passe de s’évaporer devant les réalités d’une France incapable de se réformer. Vous avez beau vous réclamer du centre par opportunisme politique, vous êtes bel et bien une élue, Maire et Sénateur du groupe majoritaire UMP, et à ce titre vous endossez la responsabilité partagée de la politique de ce gouvernement. En deux mots :

q      Aucune amélioration prévisible du pouvoir d’achat en France et même régression sociale par le truchement de mesures incompréhensibles (pernicieuse mystification concernant la redevance audio-visuelle par exemple)

q      Mesures cachées, comme par exemple création d’une nouvelle taxe sur une partie des cotisations des organismes de protection sociale complémentaire, venant alourdir la charge des entreprises et compliquer encore davantage leurs tâches administratives.

q      Mesures touchant les heures supplémentaires vouées à l’échec, sachant qu’elles ont été à ce point retoquées qu’au delà de 1.3 du SMIC, elles coûteront plus cher aux employeurs qu’auparavant…

q      Droits de succession retouchés à la marge après les grandes déclarations enflammées laissant à penser à une révolution dans ce domaine.

q      Dette partant à vau l’eau

q      La litanie est interminable et se résume en une phrase : communication remarquable et action laissant à désirer.

Tout ceci n’aurait aucun intérêt dans notre débat, dans la continuité d’une politique économique et sociale vouée à l’échec, s’il n’en découlait trois conséquences marquantes touchant les habitants de Strasbourg : Perte de pouvoir d’achat aggravé, croissance en berne et désengagement de l’Etat vis à vis des collectivités locales…

Mon commentaire se bornera à 3 points :

q      Les stigmates d’un budget préélectoral démenti avant l’heure par l’écart vertigineux constaté chaque année entre vos BP et les CA correspondants (recettes sous estimées et dépenses surestimées).

q      Les grandes lignes de votre budget de fonctionnement et l’imposture institutionnelle  concernant les impôts des ménages strasbourgeois.

q      Votre politique d’investissements, la dette et le service rendu aux habitants.

 

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CONSEIL MUNICIPAL DU 17 décembre 2007

Point 4
Création d’une filiale de commercialisation
pour la SEML Gaz de Strasbourg

Ludmilla HUG-KALINKOVA

Groupe UDS

Ludmilla Hug-Kalinkova, Marthe Schwab,
Olivier ARON, Kineret WEIL.

 

 

Madame le Maire,

En avril 2004, vous nous avez proposé une délibération concernant le Gaz de Strasbourg en vue de la cession par la Ville de Strasbourg de ses parts. Autrement dit, vous aviez l’intention de vendre Gaz de Strasbourg et récupérer en pleine propriété pour la Ville le montant de la vente.

Je vous avais d’une part interpellée quant au manque de transparence concernant l’utilisation du fruit de cette vente et d’autre part, j’avais souligné la précipitation dans laquelle vous entamiez cette opération. Cette précipitation aboutissait à une incompatibilité législative avec l’action que vous entrepreniez et, en vérité, nous avions raison puisque cette vente n’a finalement pas eu lieu pour des raisons de légalité.

Nous n’avons plus connu de délibération concernant le Gaz de Strasbourg depuis cette date. Or, nous savions que l’ouverture du marché de l’énergie nécessiterait dès le premier janvier 2008 une adaptation des statuts de la Société Gaz de Strasbourg. Etonnée par votre silence concernant ce sujet, je vous ai interpellée le 22 octobre 2007.

De sorte qu’aujourd’hui et in extremis, vous nous proposez une délibération visant la constitution d’une nouvelle société, filiale de Gaz de Strasbourg, sous la forme d’une SA. Cette filiale de commercialisation du gaz nous est imposée par la directive européenne. Cette filiale sera chargée de commercialiser le gaz, nous obligeant à changer l’objet des statuts de Gaz de Strasbourg. Il nous faudra donc une nouvelle délibération pour voter ses nouveaux statuts.

Cette société anonyme, filiale de commercialisation, aura la capacité de vendre du gaz hors du périmètre de Strasbourg et donc aura vocation à se développer sur le marché. La Ville détenant 50,6 % des parts de « Gaz de Strasbourg », le contrôle de fait. Or, « Gaz de Strasbourg » détient 86 % des parts de cette nouvelle filiale et ainsi la contrôle. J ’insiste donc sur le fait que la Ville contrôle l’ensemble du dispositif. La nouvelle SA cette fois est légalement et parfaitement susceptible de vendre ses parts. Mais ce qui change par rapport au dispositif que vous proposiez en 2004, est que le fruit de la vente n’ira pas à la Ville de Strasbourg, mais bien à « Gaz de Strasbourg ». Or, soulignons le fait que « Gaz de Strasbourg » continuera à « gérer les tuyaux » et va donc conserver l’activité la plus rentable du dispositif. De sorte que le montage que la directive européenne nous impose nous paraît nettement meilleur que celui que vous proposiez en 2004, qui était, rappelons-le, juridiquement caduc et n’avait pour but que de renflouer les caisses de la Ville !

Ce montage permet à « Gaz de Strasbourg » de conserver la part d’activité rentable et en même temps de conserver le contrôle de la Société filiale et de prospérer dans des limites non figées. Il s’agit donc cette fois d’une vraie logique commerciale qui apparaît rationnelle. De la même façon, les statuts permettent au personnel de conserver à l’identique les avantages qu’ils avaient acquis dans « Gaz de Strasbourg ». Mais l’on peut regretter dans ce dossier le manque de vision à long terme et surtout prévisionnel pour nos concitoyens utilisateurs d’énergie. En effet, entre 2004 et aujourd’hui, vous n’avez nullement progressé sur le terrain fondamental de cette distribution d’énergie. Pire, la société Total a signé en mai 2006 deux accords aux termes desquels le groupe devait céder à la Caisse des Dépôts et Consignations ses participations dans Gaz de Strasbourg, c'est-à-dire 25 %, et dans la Société Gaz de Bordeaux 16 %, avec possibilité de préemption pour ces deux villes ! La ville de Bordeaux s’est portée acquéreur de la participation de Total dans la société Gaz de Bordeaux. Elle a ainsi renforcé sa participation pour conforter le service public de distribution d’énergie et cela dans l’intérêt des consommateurs. Cependant, la Ville de Strasbourg au contraire a accepté que la cession se fasse au profit de la Caisse des Dépôts et Consignations. Cette cession n’a même jamais été soulevée lors d’un débat au Conseil Municipal puisque la Ville bénéficiait d’un droit de préférence pour se porter acquéreur de la participation de Total, alors même que le Maire de Bordeaux soumettait cette question à son Conseil le 2 mai 2006. Cette absence de transparence, cette méthode de gouvernance, est préjudiciable pour le citoyen-consommateur de Strasbourg. Nous pensons qu’il eut été judicieux de renforcer Gaz de Strasbourg pour le rendre plus compétitif sur le marché. Cela permettait une meilleure gestion citoyenne de l’énergie, dans le respect de l’environnement et aurait eu un effet indiscutable sur la maitrise du prix du gaz. Il nous apparait incompréhensible que vous n’ayez jamais soulevé ce problème devant notre Conseil.

Et si vous étiez visionnaire, et si vous aviez anticipé cette ouverture de marché qui risque de faire flamber les cours du gaz, il aurait fallu créer une agence de l’énergie regroupant gaz et électricité, l’élargissant au-delà du territoire de la CUS , s’unissant à nos partenaires allemands au travers de l’Eurodistrict, afin de créer un véritable consortium dont la masse critique permettrait de contenir les prix.

Aujourd’hui Madame le Maire, quand on sait la baisse du pouvoir d’achat des français et strasbourgeois en particulier, la pauvreté des paramètres qui nous permettent de redresser la barre, (on sait combien le travailler plus pour gagner plus est un slogan devenu fragile), le devoir politique du premier magistrat de Strasbourg était dans l’inventivité, dans la vision de construire les moyens pour préserver ce pouvoir d’achat sur des paramètres dépendants de la Ville et l’exemple, que je viens de vous donner, est encore une occasion perdue pour Strasbourg. En ce qui concerne, stricto sensu, les statuts de la nouvelle SA , filiale de commercialisation, nous ne voyons aucun inconvénient à apporter notre vote positif, dans la mesure où ils répondent à une logique économique cohérente avec la législation européenne et ne consistent pas simplement à accaparer la valeur de Gaz de Strasbourg pour renflouer les caisses de la Ville...

Je vous remercie, Madame le Maire

mercredi, 05 décembre 2007

STRASBOURG MAGAZINE DECEMBRE 2007

UNE POLITIQUE D'AVENIR
Une philosophie indispensable pour notre ville

 


La société a évolué : l'action politique et publique doit en tirer des leçons.
Nos deux groupes en font le constat et en tirent des conséquences.

La gauche traditionnelle traverse une crise idéologique, loin de se résoudre. Elle n'a pas su faire évoluer son souci d'égalité. La justice sociale n'exclut pas l'effort individuel indispensable, ni la prise en compte des réalités économiques.

La droite, quant à elle, n'a pas résolu en profondeur les maux de la société : chômage, tension sociale, précarité, influence des marchés financiers sur l'économie familiale.

La globalisation de l'économie, la libre-circulation des capitaux, les transformations de la société, tout cela bouleverse les grands équilibres de la société.
Le défi qui se pose à nous, à ce tournant de notre histoire, nous demande d'avancer sur deux axes principaux :
- chacun doit être ou devenir acteur dans la vie économique et citoyenne
- le but de cette émancipation individuelle doit être de renouer avec la croissance

S'enfermer dans l'opposition n'est pas un programme. Il s'agit de proposer une troisième voie qui place l'homme au centre de l'action politique. Les élus de nos groupes politiques sont candidats au pouvoir, et n’ont pas vocation à jouer les supplétifs de telle ou telle composante politique.
La société industrielle a créé des clivages, qu'il faut dépasser. Notre projet prendra en compte les questions environnementales, essayera de lutter contre la fragmentation de la société, affirmera Strasbourg comme le cœur d'une Europe forte qui doit prendre sa place dans la mondialisation.
La réussite individuelle et la solidarité doivent être rendues compatibles.
A Strasbourg, nous incarnerons ces nouvelles références qui se déclineront sur le socle naturel de cette troisième voie : 
- Le rassemblement des compétences au sein d’une équipe qui s’engage à gouverner selon ces principes. 
- Le partage du pouvoir avec nos concitoyens, consultés, sollicités et associés aux décisions. 
- Le rétablissement de la tradition historique de notre ville, de son humanisme rhénan. 
- Son développement économique et son rayonnement au service des attentes de nos concitoyens projetés à long terme à travers les mandats.

 

C’est à ce prix que les jeunes d’aujourd’hui,
nos enfants et petits enfants demain,
pourront être fiers du sens de l’action politique conduite par leurs ainés.


En vous souhaitant à tous de joyeuses fêtes de fin d’année.

Union des Démocrates pour Strasbourg : Ludmilla HUG-KALINKOVA, Marthe SCHWAB, Kineret WEIL, Olivier ARON.
http://www.uds-strasbourg.org  tél : 03 88 43 65 84

mardi, 27 novembre 2007

ENQUÊTE PUBLIQUE RN4

Lettre adressée à 

 

Monsieur le Commissaire Enquêteur Jean BIEWER

Département Grands Projets

BP 1049-1050

67070 STRASBOURG CEDEX

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Strasbourg, le 26 novembre 2007

 

"Monsieur le Commissaire Enquêteur,

Je me permets de donner, au nom de mon Groupe Municipal de l’ Union des Démocrates pour Strasbourg (UDS), notre observation en ce qui concerne le dossier d’enquête publique portant sur le projet de requalification de la RN 4 entre le Pont Vauban et le Pont de l’Europe et l’amélioration de la liaison « interports ».

J’ai eu l’occasion de m’exprimer à plusieurs reprises à ce sujet au Conseil Municipal de Strasbourg. Il est évident que tout doit être mis en œuvre pour que la RN 4, rebaptisée boulevard urbain, puisse être soulagée sur le plan du trafic ; trafic aggravé par l’arrivée future de nouveaux habitants par densification de l’urbanisation dans les prochains mois, et interrompu à plusieurs reprises, par la traversée du Tram notamment. Il était en effet judicieux de rechercher une déviation pour les poids lourds et les voitures en transit. Cependant, la solution de  « l’interport » apparaît dérisoire. Cet itinéraire rallonge de 27 km le parcours et, dans ces conditions, n’incitera pas les usagers à utiliser cette voie. De surcroît, la voie empruntée est très étroite, dangereuse et génératrice d’embouteillages sur la RN 83, l’A35 et l’A4. Le boulevard urbain n’étant et ne pouvant en aucun cas être interdit, on comprend le peu d’attractivité de la voie « interports ». Je souhaiterais également souligner que cette voie de contournement ne pourra être efficace que lorsqu’elle sera intégrée dans une réflexion globale du contournement de Strasbourg, y compris à l’Est.

 

Devant cette imprécision et l’absence de vision globale des déplacements dans ce secteur de Strasbourg, je suis dans l’obligation de demander la reprise complète du dossier de cette enquête publique, tenant compte des paramètres que j’évoquais."

 

Ludmilla HUG-KALINKOVA

lundi, 26 novembre 2007

INTERVENTION

Conseil de Communauté Urbaine de Strasbourg
23 novembre 2007


Débat d’orientations budgétaires 2008

Ludmilla HUG-KALINKOVA

 

Le DOB de la CUS devrait être l’occasion d’un authentique débat concernant les orientations politiques de cette communauté regroupant 28 communes à ce jour et disposant d’un budget de plus d’1 milliard d’€. Cet acteur majeur de l’économie régionale devrait avoir à cœur de débattre de son développement économique, de l’équilibre de ses territoires et de son rôle moteur dans la construction d’un Eurodistrict qui soit un puissant levier de développement.

Or vous réduisez ce débat à une kitchenette comptable dont ne se dégage aucune vision de l’avenir et qui ne trace aucune perspective. De surcroît, ce débat intervient avant le renouvellement de notre assemblée, consécutif aux élections municipales à venir, ce qui lui confère une importance particulière.

Pour ma part, je ne retiendrai que les points qui me paraissent essentiels :

  1. Concernant la conjoncture et son incidence sur les finances de la CUS, la faiblesse de la croissance française, maladie chronique de notre pays, aura un impact sur la participation de l’Etat aux finances des collectivités locales. La dernière décentralisation en trompe l’œil et le désengagement de l’Etat sont en marche et les ressources de la CUS en souffriront dans les années à venir.
  2. Depuis votre arrivée au pouvoir en 2001, la ville de Strasbourg a progressivement transféré l’essentiel de ses investissements structurants à la CUS, sans que ce glissement ne s’accompagne d’un débat avec ses partenaires, débat d’où puisse émerger une nouvelle distribution concertée des rôles et des charges financières. La Communauté Urbaine a besoin dans ce contexte d’une véritable réforme, puisqu’elle devient tout à la fois un acteur économique de premier plan et le principal effecteur des grands projets concernant directement Strasbourg. Les questions de la fiscalité sur le territoire de la CUS, de son attractivité économique, voire, dans ce cadre, de son élargissement, seront déterminantes pour l’avenir et méritent mieux que le débat que vous nous proposez.
  3. Cela m’amène tout naturellement à évoquer le rendez-vous manqué de l’Eurodistrict. Les Allemands eux-mêmes se plaignent dans la presse de l’inertie de leur partenaire, c'est-à-dire de la vôtre, même si vous en défendez à cors et à cris ! L’Eurodistrict est une occasion unique de mettre des moyens en commun, d’élaborer une stratégie économique d’envergure, de régler opportunément la question de la desserte aérienne de Strasbourg et de donner à la CUS la masse critique dont elle a besoin pour relever le défi de la concurrence que se livrent les grandes métropoles. Par votre intransigeance sur des questions accessoires, votre manque de vision et d’ambition, vous en avez fait un « machin » dont la portée est à ce jour illisible et dérisoire.
  4. Les investissements supportés par la CUS seront producteurs de frais de fonctionnement non négligeables. La dette cachée de la CTS et l’augmentation notoire des frais inhérents à l’exploitation du tram et aux extensions de réseau pèseront lourdement sur le budget communautaire dans les années à venir. La dette que vous décrivez comme raisonnable ne tient pas compte de celle de la CTS et il est surprenant d’entendre encore ce genre d’assertion dans un pays dont le Premier Ministre UMP, François FILLON, expliquait récemment devant les caméras qu’il était au bord de la faillite…
  5. Pour terminer, je voudrais vous dire combien la réforme de la CUS que j’appelle de mes vœux devra rompre avec cette tradition autoritaire et arbitraire qui fait de Strasbourg la toute puissante, le grand manitou de la politique communautaire, au détriment du dialogue et de la concertation avec l’ensemble des partenaires. Je souhaiterais vivement que la prochaine mandature se donne la priorité d’une réforme en profondeur du dispositif de la CUS dans le cadre d’une grande réforme de la Communauté Urbaine , incluant la question de la fiscalité et de son impact sur l’activité économique. Cette réforme si nécessaire, menée conjointement à la mise en place d’un Eurodistrict efficacement déployé, seront les seuls gages du développement de notre agglomération au sein des grandes métropoles de l’Europe élargie.

lundi, 19 novembre 2007

Le mois de novembre consacré au débat d'orientation budgétaire pour 2008 pour la Ville de Strasbourg

Intervention au Conseil Municipal du 19 novembre 2007

 

Groupe UDS :

  Ludmilla HUG-KALINKOVA , Marthe SCHWAB , Kineret WEIL, Olivier ARON

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Madame le Maire,

 

Le débat d’orientations budgétaires se place cette année dans le contexte de la campagne pour les élections municipales de mars prochain. Il revêt donc une signification particulière et nous amène à nous poser une double question : Quel est votre bilan par rapport à vos promesses de 2001 et quelle serait votre politique si vous étiez réélue, au regard de ce bilan. Au fond et très simplement, allez-vous nous refaire le coup de 2001 ?

 

1.      Votre bilan et vos promesses en quatre points,
à comparer à vos OB pour 2008 :

q       La fiscalité : En 2001 vous aviez tout simplement promis de baisser les impôts ! Ils ont augmenté de 25 à 30 %, même si nous savons que la part départementale y contribue pour un quart seulement en raison même du désengagement de l’Etat, ce qui par ailleurs vous confère une double responsabilité en tant que Sénatrice UMP. Cependant, vous continuez allègrement à mentir à vos concitoyens, oubliant d’inclure l’augmentation des bases, qui dépend du vote des parlementaires certes, mais que vous seriez en mesure de corriger si vous le souhaitiez ! Pour votre information, les habitants n’ont cure de vos chiffres tronqués. Ils savent que leurs impôts ont augmenté de 25 à 30%. Vos électeurs ne sont pas des abrutis !

q       La Maîtrise des dépenses en fonctionnement : au CA 2006 elles représentaient 58% des dépenses réelles. Chacun se souvient, d’année en année, de votre éloquence à évoquer la maîtrise des dépenses de personnel. Elles ont pourtant augmenté de plus de 16% en 5 ans et ont allègrement franchi la barre de 50% des dépenses de fonctionnement. Votre gestion erratique des personnels, un cabinet pléthorique et votre incapacité à maîtriser ce poste ne laisse pas d’inquiéter. La réalité est que l’une des variables d’ajustement que vous utilisez pour compenser vos erreurs de gestion consiste à serrer la vis aux associations et aux CSC !

q       Les investissements et la dette : certes vous avez beaucoup investi. Mais pour quel bénéfice de la qualité de vie des Strasbourgeois et à quel prix ? Vos investissements sont discutables, pour certains aberrants et la dette a explosé. Vous l’avez artificiellement réduite au CA en 2006, comment : en faisant passer une opération de rééchelonnement de la dette pour une opération de désendettement ! et bien sûr grâce à la vente, calamiteuse, des bâtiments du Parlement Européen. Selon les propos de notre Premier Ministre UMP, Mr FILLON, la France est au bord de la faillite et j’ai la faiblesse, Madame le Maire, de le croire… Comment pouvez-vous, dans ce contexte, avancer en pérorant que les autres villes de France sont plus endettées que la nôtre et continuer votre fuite en avant ?

q       Dernier argument et non des moindres : certains de vos investissements vont générer des frais de fonctionnement incompressibles. La Grande Bibliothèque devrait à elle seule produire 2 à 4 % de frais de fonctionnement supplémentaires sur votre budget global ! Le transfert massif de la plupart des grands projets à la CUS crée un déséquilibre qui demanderait une remise à plat complète de la répartition des charges entre  la ville et la CUS et une réorganisation complète de la CUS elle même.

2.      Vos orientations budgétaires, vos nouvelles promesses…
et le coup de 2001 !

q       Les impôts : Vous avez engrangé l’effet exponentiel des hausses de vos prédécesseurs, puis des vôtres, oubliant allègrement vos promesses de 2001 (vous vous souvenez sûrement : « La priorité c’est vous … nous allons baisser les impôts ! »), et cela vous permet en effet d’afficher une marge d’autofinancement satisfaisante. C’est la raison pour laquelle vous pouvez prétendre ne pas augmenter les taux votés par le Conseil lors du prochain BP. Mais vous savez fort bien que vous ne maîtrisez rien de vos frais de fonctionnement, qui augmentent plus vite que les recettes depuis 2001 et qui chaque année augmentent deux fois plus vite que l’inflation. Bref vous nous refaites le coup de 2001 en prétendant devant la presse ne pas augmenter les impôts en 2008 et années suivantes : - Alors Madame le Maire je vous prie de répondre à une seule question, sans nous abreuver de périphrases visant à noyer le poisson… Pour respecter cette nouvelle promesse de pacotille êtes-vous prête à compenser en 2008 et années suivantes, par une baisse des taux de la ville, l’augmentation des bases, votée par le parlement (probablement 1.8% en 2008), pour que nos concitoyens constatent effectivement que leurs impôts n’augmentent pas ! Si vous ne répondiez pas clairement ou prétendiez encore, serait-ce par la voix de votre inénarrable rhéteur, notre collègue Le Jehan, que cette augmentation des bases ne dépend pas de vous, ou qu’elle n’est destinée qu’à compenser l’inflation, ayez au moins le courage de dire à vos concitoyens que les impôts augmenteront en 2008 et années suivantes de environ 1.8 % au minimum et  que vous ne comptez pas compenser cette hausse…

q       Les frais de fonctionnement : vous ne pouvez prétendre les maîtriser pour plusieurs raisons :

o         La situation des finances de l’Etat se dégrade encore, son désengagement est inéluctable vis à vis des collectivités locales et la croissance, comme d’habitude sera structurellement faible en France.

o         Vos partenaires institutionnels que sont la région et le département sont confrontés aux mêmes contraintes et le CA 2006 le montre à merveille, leur contribution aux multiples partenariats dont la ville a besoin pour ses financements va probablement baisser encore (pour mémoire, au CA 2006, moins 60% pour la région et moins 30% pour le département)…

o         La braderie du patrimoine municipal et la perte des revenus des bâtiments du parlement européen vont peser lourd. Or au CA 2006, la perte de revenus atteignait déjà 25 %....

o         Vous n’êtes jamais parvenue à maîtriser les frais de personnel et sans la remise à plat complète ainsi que la redistribution des cartes en profondeur du dispositif de la CUS , dans le cadre d’une grande réforme de la Communauté Urbaine , incluant la question de la fiscalité et de son impact sur l’activité économique, votre marge de manœuvre est de plus en plus réduite. En gros et pour simplifier, il vous reste trois variables d’ajustement : Les impôts, les frais de personnels et les subventions de fonctionnement.

q       La dette et les investissements : vous comptez maintenir le rythme d’investissement des années précédentes, oubliant que malgré le détricotage des chiffres que vous avez tenté lors de la discussion du CA 2006, l’année passée, les taux de réalisation avaient singulièrement baissé... Vaste programme. Vous prétendez si bien maîtriser vos dépenses de fonctionnement que le recours à l’emprunt serait limité ! Bravo, mais nous venons de vous dire ce que nous en pensons. Page 3 de votre rapport, vous glissez rapidement sur l’une des variables que vous avez largement exploitée : La grande braderie du patrimoine municipal que vous avez manifestement l’intention de poursuivre… A regarder les chiffres, ce que nous faisons rigoureusement depuis plus de 4 ans, vous nous proposez tout simplement de ne pas changer de politique ! Cela n’étonnera personne, devant tant d’autosatisfaction. 

 

Nous pourrions développer la litanie dans ses détails, mais à quoi bon ? Vos OB fleurent si bon la campagne… électorale… Mais Madame le Maire, la mentalité de nos concitoyens a notoirement évolué depuis ce temps où l’on pouvait berner les électeurs d’élections en élections…

 

Merci Madame le Maire pour votre attention,

 

Note :

L’augmentation à taux égal de la part départementale de la TH a un impact 4 fois moins important que celle de la part ville !

lundi, 12 novembre 2007

La troisième voie se dessine

Article DNA du 10 novembre 2007

Dans une tribune adressée aux DNA, Ludmilla Hug-Kalinkova, candidate à la tête de liste MoDem aux municipales à Strasbourg et Jean-Claude Petitdemange, nouveau membre du MoDem, ancien adjoint dissident de Catherine Trautmann, soulignent ensemble « l’impérieuse nécessité d’une philosophie politique d’avenir ».

Ludmilla Hug-Kalinkova. (Photo archives DNA)