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mardi, 27 novembre 2007

ENQUÊTE PUBLIQUE RN4

Lettre adressée à 

 

Monsieur le Commissaire Enquêteur Jean BIEWER

Département Grands Projets

BP 1049-1050

67070 STRASBOURG CEDEX

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Strasbourg, le 26 novembre 2007

 

"Monsieur le Commissaire Enquêteur,

Je me permets de donner, au nom de mon Groupe Municipal de l’ Union des Démocrates pour Strasbourg (UDS), notre observation en ce qui concerne le dossier d’enquête publique portant sur le projet de requalification de la RN 4 entre le Pont Vauban et le Pont de l’Europe et l’amélioration de la liaison « interports ».

J’ai eu l’occasion de m’exprimer à plusieurs reprises à ce sujet au Conseil Municipal de Strasbourg. Il est évident que tout doit être mis en œuvre pour que la RN 4, rebaptisée boulevard urbain, puisse être soulagée sur le plan du trafic ; trafic aggravé par l’arrivée future de nouveaux habitants par densification de l’urbanisation dans les prochains mois, et interrompu à plusieurs reprises, par la traversée du Tram notamment. Il était en effet judicieux de rechercher une déviation pour les poids lourds et les voitures en transit. Cependant, la solution de  « l’interport » apparaît dérisoire. Cet itinéraire rallonge de 27 km le parcours et, dans ces conditions, n’incitera pas les usagers à utiliser cette voie. De surcroît, la voie empruntée est très étroite, dangereuse et génératrice d’embouteillages sur la RN 83, l’A35 et l’A4. Le boulevard urbain n’étant et ne pouvant en aucun cas être interdit, on comprend le peu d’attractivité de la voie « interports ». Je souhaiterais également souligner que cette voie de contournement ne pourra être efficace que lorsqu’elle sera intégrée dans une réflexion globale du contournement de Strasbourg, y compris à l’Est.

 

Devant cette imprécision et l’absence de vision globale des déplacements dans ce secteur de Strasbourg, je suis dans l’obligation de demander la reprise complète du dossier de cette enquête publique, tenant compte des paramètres que j’évoquais."

 

Ludmilla HUG-KALINKOVA

lundi, 26 novembre 2007

INTERVENTION

Conseil de Communauté Urbaine de Strasbourg
23 novembre 2007


Débat d’orientations budgétaires 2008

Ludmilla HUG-KALINKOVA

 

Le DOB de la CUS devrait être l’occasion d’un authentique débat concernant les orientations politiques de cette communauté regroupant 28 communes à ce jour et disposant d’un budget de plus d’1 milliard d’€. Cet acteur majeur de l’économie régionale devrait avoir à cœur de débattre de son développement économique, de l’équilibre de ses territoires et de son rôle moteur dans la construction d’un Eurodistrict qui soit un puissant levier de développement.

Or vous réduisez ce débat à une kitchenette comptable dont ne se dégage aucune vision de l’avenir et qui ne trace aucune perspective. De surcroît, ce débat intervient avant le renouvellement de notre assemblée, consécutif aux élections municipales à venir, ce qui lui confère une importance particulière.

Pour ma part, je ne retiendrai que les points qui me paraissent essentiels :

  1. Concernant la conjoncture et son incidence sur les finances de la CUS, la faiblesse de la croissance française, maladie chronique de notre pays, aura un impact sur la participation de l’Etat aux finances des collectivités locales. La dernière décentralisation en trompe l’œil et le désengagement de l’Etat sont en marche et les ressources de la CUS en souffriront dans les années à venir.
  2. Depuis votre arrivée au pouvoir en 2001, la ville de Strasbourg a progressivement transféré l’essentiel de ses investissements structurants à la CUS, sans que ce glissement ne s’accompagne d’un débat avec ses partenaires, débat d’où puisse émerger une nouvelle distribution concertée des rôles et des charges financières. La Communauté Urbaine a besoin dans ce contexte d’une véritable réforme, puisqu’elle devient tout à la fois un acteur économique de premier plan et le principal effecteur des grands projets concernant directement Strasbourg. Les questions de la fiscalité sur le territoire de la CUS, de son attractivité économique, voire, dans ce cadre, de son élargissement, seront déterminantes pour l’avenir et méritent mieux que le débat que vous nous proposez.
  3. Cela m’amène tout naturellement à évoquer le rendez-vous manqué de l’Eurodistrict. Les Allemands eux-mêmes se plaignent dans la presse de l’inertie de leur partenaire, c'est-à-dire de la vôtre, même si vous en défendez à cors et à cris ! L’Eurodistrict est une occasion unique de mettre des moyens en commun, d’élaborer une stratégie économique d’envergure, de régler opportunément la question de la desserte aérienne de Strasbourg et de donner à la CUS la masse critique dont elle a besoin pour relever le défi de la concurrence que se livrent les grandes métropoles. Par votre intransigeance sur des questions accessoires, votre manque de vision et d’ambition, vous en avez fait un « machin » dont la portée est à ce jour illisible et dérisoire.
  4. Les investissements supportés par la CUS seront producteurs de frais de fonctionnement non négligeables. La dette cachée de la CTS et l’augmentation notoire des frais inhérents à l’exploitation du tram et aux extensions de réseau pèseront lourdement sur le budget communautaire dans les années à venir. La dette que vous décrivez comme raisonnable ne tient pas compte de celle de la CTS et il est surprenant d’entendre encore ce genre d’assertion dans un pays dont le Premier Ministre UMP, François FILLON, expliquait récemment devant les caméras qu’il était au bord de la faillite…
  5. Pour terminer, je voudrais vous dire combien la réforme de la CUS que j’appelle de mes vœux devra rompre avec cette tradition autoritaire et arbitraire qui fait de Strasbourg la toute puissante, le grand manitou de la politique communautaire, au détriment du dialogue et de la concertation avec l’ensemble des partenaires. Je souhaiterais vivement que la prochaine mandature se donne la priorité d’une réforme en profondeur du dispositif de la CUS dans le cadre d’une grande réforme de la Communauté Urbaine , incluant la question de la fiscalité et de son impact sur l’activité économique. Cette réforme si nécessaire, menée conjointement à la mise en place d’un Eurodistrict efficacement déployé, seront les seuls gages du développement de notre agglomération au sein des grandes métropoles de l’Europe élargie.

lundi, 19 novembre 2007

Le mois de novembre consacré au débat d'orientation budgétaire pour 2008 pour la Ville de Strasbourg

Intervention au Conseil Municipal du 19 novembre 2007

 

Groupe UDS :

  Ludmilla HUG-KALINKOVA , Marthe SCHWAB , Kineret WEIL, Olivier ARON

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Madame le Maire,

 

Le débat d’orientations budgétaires se place cette année dans le contexte de la campagne pour les élections municipales de mars prochain. Il revêt donc une signification particulière et nous amène à nous poser une double question : Quel est votre bilan par rapport à vos promesses de 2001 et quelle serait votre politique si vous étiez réélue, au regard de ce bilan. Au fond et très simplement, allez-vous nous refaire le coup de 2001 ?

 

1.      Votre bilan et vos promesses en quatre points,
à comparer à vos OB pour 2008 :

q       La fiscalité : En 2001 vous aviez tout simplement promis de baisser les impôts ! Ils ont augmenté de 25 à 30 %, même si nous savons que la part départementale y contribue pour un quart seulement en raison même du désengagement de l’Etat, ce qui par ailleurs vous confère une double responsabilité en tant que Sénatrice UMP. Cependant, vous continuez allègrement à mentir à vos concitoyens, oubliant d’inclure l’augmentation des bases, qui dépend du vote des parlementaires certes, mais que vous seriez en mesure de corriger si vous le souhaitiez ! Pour votre information, les habitants n’ont cure de vos chiffres tronqués. Ils savent que leurs impôts ont augmenté de 25 à 30%. Vos électeurs ne sont pas des abrutis !

q       La Maîtrise des dépenses en fonctionnement : au CA 2006 elles représentaient 58% des dépenses réelles. Chacun se souvient, d’année en année, de votre éloquence à évoquer la maîtrise des dépenses de personnel. Elles ont pourtant augmenté de plus de 16% en 5 ans et ont allègrement franchi la barre de 50% des dépenses de fonctionnement. Votre gestion erratique des personnels, un cabinet pléthorique et votre incapacité à maîtriser ce poste ne laisse pas d’inquiéter. La réalité est que l’une des variables d’ajustement que vous utilisez pour compenser vos erreurs de gestion consiste à serrer la vis aux associations et aux CSC !

q       Les investissements et la dette : certes vous avez beaucoup investi. Mais pour quel bénéfice de la qualité de vie des Strasbourgeois et à quel prix ? Vos investissements sont discutables, pour certains aberrants et la dette a explosé. Vous l’avez artificiellement réduite au CA en 2006, comment : en faisant passer une opération de rééchelonnement de la dette pour une opération de désendettement ! et bien sûr grâce à la vente, calamiteuse, des bâtiments du Parlement Européen. Selon les propos de notre Premier Ministre UMP, Mr FILLON, la France est au bord de la faillite et j’ai la faiblesse, Madame le Maire, de le croire… Comment pouvez-vous, dans ce contexte, avancer en pérorant que les autres villes de France sont plus endettées que la nôtre et continuer votre fuite en avant ?

q       Dernier argument et non des moindres : certains de vos investissements vont générer des frais de fonctionnement incompressibles. La Grande Bibliothèque devrait à elle seule produire 2 à 4 % de frais de fonctionnement supplémentaires sur votre budget global ! Le transfert massif de la plupart des grands projets à la CUS crée un déséquilibre qui demanderait une remise à plat complète de la répartition des charges entre  la ville et la CUS et une réorganisation complète de la CUS elle même.

2.      Vos orientations budgétaires, vos nouvelles promesses…
et le coup de 2001 !

q       Les impôts : Vous avez engrangé l’effet exponentiel des hausses de vos prédécesseurs, puis des vôtres, oubliant allègrement vos promesses de 2001 (vous vous souvenez sûrement : « La priorité c’est vous … nous allons baisser les impôts ! »), et cela vous permet en effet d’afficher une marge d’autofinancement satisfaisante. C’est la raison pour laquelle vous pouvez prétendre ne pas augmenter les taux votés par le Conseil lors du prochain BP. Mais vous savez fort bien que vous ne maîtrisez rien de vos frais de fonctionnement, qui augmentent plus vite que les recettes depuis 2001 et qui chaque année augmentent deux fois plus vite que l’inflation. Bref vous nous refaites le coup de 2001 en prétendant devant la presse ne pas augmenter les impôts en 2008 et années suivantes : - Alors Madame le Maire je vous prie de répondre à une seule question, sans nous abreuver de périphrases visant à noyer le poisson… Pour respecter cette nouvelle promesse de pacotille êtes-vous prête à compenser en 2008 et années suivantes, par une baisse des taux de la ville, l’augmentation des bases, votée par le parlement (probablement 1.8% en 2008), pour que nos concitoyens constatent effectivement que leurs impôts n’augmentent pas ! Si vous ne répondiez pas clairement ou prétendiez encore, serait-ce par la voix de votre inénarrable rhéteur, notre collègue Le Jehan, que cette augmentation des bases ne dépend pas de vous, ou qu’elle n’est destinée qu’à compenser l’inflation, ayez au moins le courage de dire à vos concitoyens que les impôts augmenteront en 2008 et années suivantes de environ 1.8 % au minimum et  que vous ne comptez pas compenser cette hausse…

q       Les frais de fonctionnement : vous ne pouvez prétendre les maîtriser pour plusieurs raisons :

o         La situation des finances de l’Etat se dégrade encore, son désengagement est inéluctable vis à vis des collectivités locales et la croissance, comme d’habitude sera structurellement faible en France.

o         Vos partenaires institutionnels que sont la région et le département sont confrontés aux mêmes contraintes et le CA 2006 le montre à merveille, leur contribution aux multiples partenariats dont la ville a besoin pour ses financements va probablement baisser encore (pour mémoire, au CA 2006, moins 60% pour la région et moins 30% pour le département)…

o         La braderie du patrimoine municipal et la perte des revenus des bâtiments du parlement européen vont peser lourd. Or au CA 2006, la perte de revenus atteignait déjà 25 %....

o         Vous n’êtes jamais parvenue à maîtriser les frais de personnel et sans la remise à plat complète ainsi que la redistribution des cartes en profondeur du dispositif de la CUS , dans le cadre d’une grande réforme de la Communauté Urbaine , incluant la question de la fiscalité et de son impact sur l’activité économique, votre marge de manœuvre est de plus en plus réduite. En gros et pour simplifier, il vous reste trois variables d’ajustement : Les impôts, les frais de personnels et les subventions de fonctionnement.

q       La dette et les investissements : vous comptez maintenir le rythme d’investissement des années précédentes, oubliant que malgré le détricotage des chiffres que vous avez tenté lors de la discussion du CA 2006, l’année passée, les taux de réalisation avaient singulièrement baissé... Vaste programme. Vous prétendez si bien maîtriser vos dépenses de fonctionnement que le recours à l’emprunt serait limité ! Bravo, mais nous venons de vous dire ce que nous en pensons. Page 3 de votre rapport, vous glissez rapidement sur l’une des variables que vous avez largement exploitée : La grande braderie du patrimoine municipal que vous avez manifestement l’intention de poursuivre… A regarder les chiffres, ce que nous faisons rigoureusement depuis plus de 4 ans, vous nous proposez tout simplement de ne pas changer de politique ! Cela n’étonnera personne, devant tant d’autosatisfaction. 

 

Nous pourrions développer la litanie dans ses détails, mais à quoi bon ? Vos OB fleurent si bon la campagne… électorale… Mais Madame le Maire, la mentalité de nos concitoyens a notoirement évolué depuis ce temps où l’on pouvait berner les électeurs d’élections en élections…

 

Merci Madame le Maire pour votre attention,

 

Note :

L’augmentation à taux égal de la part départementale de la TH a un impact 4 fois moins important que celle de la part ville !

lundi, 12 novembre 2007

La troisième voie se dessine

Article DNA du 10 novembre 2007

Dans une tribune adressée aux DNA, Ludmilla Hug-Kalinkova, candidate à la tête de liste MoDem aux municipales à Strasbourg et Jean-Claude Petitdemange, nouveau membre du MoDem, ancien adjoint dissident de Catherine Trautmann, soulignent ensemble « l’impérieuse nécessité d’une philosophie politique d’avenir ».

Ludmilla Hug-Kalinkova. (Photo archives DNA)

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